Guide d'achat des vins

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samedi 6 juin 2009

Un Pommard, un vrai !

Domaine BILLARD-GONNET

Domaine BILLARD-GONNET

(POMMARD)
Philippe Billard

21630 Pommard
Téléphone :03 80 22 17 33
Télécopie : 03 80 22 68 92
Site : www.billard-gonnet.com

Des vignerons de père en fils depuis plusieurs générations qui exploitent 10 ha (8 en Premiers Crus). Typicité et beau rapport qualité-prix sont les caractéristiques de leur Pommard Premier Cru Clos de Verger 2005, d’un joli pourpre foncé, aux notes de pruneau, très légèrement poivré, aux tanins soyeux, de bouche généreuse, non encore à maturité. À ses côtés, ce remarquable Pommard Premier Cru Chaponnières Vieilles Vignes 2005, très représentatif des meilleures bouteilles de l’appellation, au nez d’humus et d’épices, associant richesse et finesse en bouche, un vin coloré et charnu, aux tanins puissants et souples à la fois. Goûtez leur Beaune Premier Cru Clos des Mouches blanc, riche en arômes comme en structure, bien caractéristique, gras et nerveux à la fois, tout en bouche, de très bonne garde. Excellent Pommard Premier Cru Rugiens Bas 2005, puissant, au nez de fruits mûrs et d’humus, un vin fin et complexe, de couleur grenat soutenu, aux tanins très bien équilibrés, à prévoir sur un gibier.

Domaine DURAND Jean-Marc et Loïc

Domaine DURAND Jean-Marc et Loïc

(POMMARD)


21200 Bouze-Les-Beaune
Téléphone :03 80 26 02 57
Télécopie : 03 80 26 02 57
Email : domainedurandloic@orange.fr

Exploitation familiale de 8,5 ha, où l’on pratique la lutte raisonnée (l’élevage des vins se fait en fûts de chêne pendant 10 mois sans soutirage avant la mise en bouteilles). Bien apprécié le Pommard 2006, au nez d’humus, de cassis et de violette, associant richesse et finesse en bouche, un vin coloré et charnu, aux tanins puissants et souples à la fois, à déboucher avec un civet de lapin. Le Pernand-Vergelesses blanc 2004, de jolie bouche, est un vin fin et fruité, aux notes florales intenses. Goûtez encore le Chorey-lès-Beaune Côtes-de-Beaune rouge 2006, très distingué, aux connotations de cerise confite et d’humus, riche en arômes et en structure, très réussi comme le Bourgogne rouge Hautes-Côtes-de-Beaune.


Domaine JOLIOT

Domaine JOLIOT

(POMMARD)
Claire et Jean-Baptiste Joliot

21190 Nantoux
Téléphone :03 80 26 01 44
Télécopie : 03 80 26 03 55
Email : joliot@reseauconcept.net
Site : www.isasite.net/domaine-joliot

On s’attache ici à élever de vrais vins de Bourgogne, où la présence aromatique est primordiale, alliée à des prix particulièrement sages. En plus, et c’est toute la force de ce domaine, on propose des millésimes qui commencent à s’ouvrir et prouvent le potentiel d’évolution de ces crus, s’il en était besoin. Pour exemples, le Pommard 2000, est un vin de robe profonde, riche et complet avec des notes de sous-bois et de cassis, corsé, ample, avec des tanins soyeux, de très bonne garde, d’excellente évolution. Remarquable Meursault blanc 2004, onctueux, de bouche florale et persistante, un vin avec des saveurs de pain grillé, de musc et d’abricot. Le Bourgogne Hautes-Côtes-de-Beaune blanc 2002 est ample et floral, tout en nuances comme le Meursault 94 de bonne bouche équilibrée, aux notes de pêche et de pain grillé, très bien élevé, suave et ample, avec une note de miel, idéal sur des crustacés. Autre réussite, ce Beaune Boucherottes 96, puissant, ample et distingué, avec des senteurs de cerise confite et d’humus, riche en arômes comme en structure. À la suite, le Beaune Boucherottes Premier Cru 95, marqué par des notes d’épices à dominante de fruits rouges confiturés, d’une belle couleur grenat pourpre, alliant charpente et souplesse, d’excellente évolution.

Domaine MUSSYPOMMARD Domaine MUSSY

Domaine MUSSY

(POMMARD)
Odile et Michel Meuzard
12, ancienne route d'Autun
21630 Pommard
Téléphone :03 80 22 89 11
Télécopie : 03 80 24 79 79
Email : domaine.mussy@free.fr
Site : www.domainemussy.com

Au sommet. Un domaine dirigé par la 5e génération (Odile et Michel Meuzard, et leur collaborateur David Jeanjean), qui s’étend sur quelque 6 ha et 9 appellations différentes, dont 2/3 en Premier Crus. Très beau Pommard Premier Cru Le Clos des Épenots 2006, d’un beau rouge foncé brillant, avec des tanins riches et soyeux à la fois, de bouche intense où dominent le pruneau et la violette, d’excellente évolution. Le 2005 est concentré et parfumé, aux connotations typiques de mûre et de sous-bois, de belle structure. Remarquable Volnay 2006, fumé, épicé, structuré et suave en bouche, aux tanins fins et élégants, très dense, d’une belle longueur, avec des notes concentrées de fruits cuits et de violette, de bouche puissante et corsée, un vin encore jeune, de belle évolution comme ce Beaune Premier Cru Épenottes 2001, avec des notes subtiles d’humus et de petits fruits rouges surmûris (cassis, cerise noire), un beau vin gras et ferme, tout en séduction. Le Pommard Premier Cru Saussilles 2005, coloré, parfumé (mûre, épices), puissant au nez comme en bouche, aux tanins présents et mûrs à la fois, est un vin de bouche persistante et d’excellente évolution, idéal sur une viande rôtie. Excellent Beaune Premier Cru Le Petit Clos des Montremenots 2006, tout en bouche, bien marqué par son terroir spécifique, qui dégage des nuances de fruits surmûris et d’épices, mêlant finesse et charpente, harmonie et richesse.

Domaine PRIEUR-BRUNETPOMMARD Domaine PRIEUR-BRUNET

Domaine PRIEUR-BRUNET

(POMMARD)
Dominique et Guillaume Uny-Prieur
Rue de Narosse - BP 9
21590 Santenay
Téléphone :03 80 20 60 56
Télécopie : 03 80 20 64 31
Email : uny-prieur@prieur-santenay.com
Site : www.prieur-santenay.com

Charmante et passionnée, Dominique Uny-Prieur peut être fière de ses crus. Avec son fils Guillaume (8e génération), à ses côtés (il a brillamment obtenu le diplôme de l’Académie commerciale internationale et poursuivi ses études à l’École supérieure de commerce de Dijon), elle dirige ce vaste domaine de 20 ha sur la côte de Beaune qui est largement ancré à Santenay-le-Haut. Savouré sur place, ce superbe Volnay Premier Cru Santenots 2006, un beau vin concentré, au parfum de violette, de prune et de sous-bois, d’une grande finesse aromatique, de très bonne garde. Le Chassagne-Montrachet Morgeot 2006 est une valeur sûre, charmeur, rond, complexe au nez comme en bouche, avec des senteurs subtiles, très persistant, tout en bouche comme le Meursault Charmes 2006, aux arômes de noisette et d’amande grillée, de belle robe jaune pâle aux reflets d’or, un vin gras, ample, puissant et élégant à la fois, une belle réussite. Le 2005 est un vin aux connotations de fleurs blanches fraîches et de fruits, onctueux en bouche, très harmonieux, à découvrir sur des morilles. Très beau Meursault 2006, avec ces notes de fruits jaunes frais et de brioche, de jolie teinte, intense au nez comme en bouche, ample, distingué, associant vivacité et suavité, très bien élevé, d’une grande richesse aromatique. Remarquable Pommard Platières 2006, coloré, de bouche puissante, aux tanins fondus, avec ces notes bien caractéristiques de petits fruits mûrs (groseille, fraise des bois), avec une finale légèrement épicée, un vin qui demande un peu de temps pour se fondre. Le Santenay Maladière Premier Cru 2006 est une réussite, d’un joli pourpre foncé, aux arômes prononcés de musc, de truffe et de sous-bois, un vin ample, puissant et très élégant comme il se doit. Intense, le Bâtard-Montrachet, où l’on retrouve toute la force de son terroir, d’une belle complexité d’arômes (amande, pain grillé), un grand vin gras, racé et typé, de bouche onctueuse, à prévoir sur du caviar. Excellent Beaune Clos du Roy 2006, un vin très équilibré, tout en bouche, très classique comme cet autre Santenay Maladière cuvée Claude, de couleur pourpre intense, aux tanins amples, très parfumé (mûre, épices...), mêlant gras et intensité, un vin riche et souple à la fois, de très bonne charpente.

VIOLOT-GUILLEMARD

VIOLOT-GUILLEMARD

(POMMARD)
Thierry Violot-Guillemard
Clos de Derrière Saint- Jean -7 rue Sainte-Marguerite
21630 Pommard
Téléphone :03 80 22 49 98
Télécopie : 03 80 22 94 40
Email : violot.pommard@cegetel.net
Site : www.violot-guillemard.fr

Belle valeur sûre avec ce Pommard Premier Cru Rugiens 2006, de robe grenat profond, au nez complexe où dominent les fruits rouge très mûrs et la réglisse, légèrement épicé, tout en bouche et très subtil comme nous les aimons, un vin bien gras, idéal sur un gibier d’eau, de très bonne garde comme ce joli Volnay Cros-Martin 2005, de belle matière, aux tanins amples, au nez caractéristique de fruits rouges, d’épices et de sous-bois, bien typé. Goûtez l’Auxey-Duresses Les Rugnes 2006, de belle robe pourpre, avec ces arômes de groseille, de violette et de musc, un vin riche, ample, soyeux. Le Beaune Premier Cru Clos des Mouches 2006, avec des notes intenses de fruits surmûris et de cannelle, est un vin de très bonne bouche, ample et corsé, de belle teinte, aux tanins riches et harmonieux, d’excellente évolution.


Domaine VIRELY-ROUGEOTPOMMARD Domaine VIRELY-ROUGEOT

Domaine VIRELY-ROUGEOT

(POMMARD)
Patrick Virely
Place de l’Europe
21630 Pommard
Téléphone :03 80 22 34 34 et 03 80 24 96 70
Télécopie : 03 80 22 38 07
Email : domaine.virely-rougeot@wanadoo.fr

Un vigneron sympathique et talentueux (élevage en fûts de chêne avec 1/3 de fûts neufs). Beau Pommard Premier Cru Clos des Arvelets 2005, très savoureux, riche, complexe et coloré, aux arômes concentrés de petits fruits rouges mûrs, de violette et de sous-bois, bien ferme en bouche, de belle évolution. Excellent Pommard Premier Cru Les Chanlins-Bas 2005, très équilibré, avec ces connotations caractéristiques du terroir, puissant, ample, aux tanins savoureux et riches à la fois, de garde comme en atteste ce 98, remarquable, intense et chaleureux, bien charpenté, coloré et parfumé, aux senteurs de truffe et de griotte mûre, tout en bouche. Le Meursault Premier Cru Charmes 2005, d’une très grande finesse, de belle harmonie, où s’entremêlent des nuances de chèvrefeuille, de pomme mûre et de citronnelle, d’une élégance persistante en bouche, est un vin très aromatique, très équilibré, suave avec ce qu’il faut d’acidité. Excellent Beaune Clos de l’Ermitage Monopole (un ermite y vivait dans une cave d’où son nom), avec des tanins ronds, au nez complexe où dominent les fruits mûrs, très séduisant.

mercredi 7 janvier 2009

Château Taffard de Blaignan


CHÂTEAU TAFFARD DE BLAIGNANHenri Cadillac, propriétaire sympathique et passionné, s’attache à conserver une régularité qualitative exemplaire. Le vignoble s’étend sur 18 ha sur un sol argilo-calcaire relativement plat par suite des dépôts alluvionnaires des terrasses fluvio-marines de la fin du Tertiaire. Les cépages sont le Merlot et le Cabernet-Sauvignon à parts égales. Ce Médoc 2005, de belle couleur rouge grenat, au nez de fruits rouges croquants (framboise, groseille, cassis), avec des nuances épicées en bouche, est un vin vraiment réussi, soyeux, de très bonne structure tannique et d’une belle harmonie, avec beaucoup d’élégance, de garde. Beau 2004, d’un rouge profond, un vin volumineux en bouche, élégant et complexe, bien typé et classique. Le 2003, bien charnu, est tout en bouche, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices. Le 2002 est de belle couleur, de robe intense, au nez persistant (griotte, violette), un vin très équilibré, gras, aux tanins savoureux. Beau 2001, très bien élevé en barriques, charpenté, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’entremêlent des notes de fruits rouges mûrs et de réglisse. Dans la lignée, le 2000, aux notes de sous-bois, très équilibré au nez comme en bouche, allie charpente et rondeur, avec des nuances de mûre, de garde. Un excellent second vin, Château Taffard 2005 (vinification en cuves en acier inoxydable, avec contrôle des températures, dont la fermentation alcoolique est suivie de 3 à 4 semaines de macération, puis fermentation malo-lactique après pressurage des marcs) un vin où se mêlent la mûre et le cassis, ample et solide, de bouche riche et corsée, aux tanins équilibrés et mûrs, d’une finale dense, à déboucher sur un rôti de porc, par exemple.

COORDONNEES
Nom du propriétaire : SA Vignobles Cadillac
Nom du responsable : Henri Cadillac
Adresse : 10, route de Hontane 33340 Ordonnac
Téléphone : 05 56 09 00 00
Télécopie : 05 56 09 04 28
E-Mail : taffarddeblaignan@vinsdusiecle.com
Site Vins du Siècle : www.vinsdusiecle.com/taffarddeblaignan
Site personnel : www.taffarddeblaignan.com

mardi 11 novembre 2008

Top Saint-Nicolas-de-Bourgueil

Vignoble de la JARNOTERIESAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL Vignoble de la JARNOTERIE

Vignoble de la JARNOTERIE

(SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL)
Jean-Claude Mabileau et Didier Rezé
RN 13
37140 Saint-Nicolas-de-Bourgueil
Téléphone :02 47 97 75 49
Télécopie : 02 47 97 79 98
Email : mabileau.reze@wanadoo.fr
Ou : www.mabileau-reze.com

Incontestablement au sommet de leur appellation avec ce Saint-Nicolas-de-Bourgueil rouge MR 2005, très typé, riche, de belle robe soutenue, aux notes de mûre et d’épices, alliant charpente et souplesse en bouche, aux tanins amples, auquel il faut laisser le temps de se fondre. Le Saint-Nicolas-de-Bourgueil cuvée Concerto 2005, provenant d’un terroir de sable sur argile et calcaire, issu de très vieilles vignes, est gras et coloré, de couleur soutenue et intense, au nez de mûre et d’humus, charnu, aux connotations de cassis et de fraise des bois. Belle cuvée Improvisation 2005, issue de vignes de 40 à 60 ans (élevage en fûts de châtaignier et fûts de chêne), de robe intense, aux notes subtiles d’épices (cannelle, poivre) et de fruits noirs mûrs, à prévoir avec des rognons. Joli rosé 2006, qui fleure l’abricot sec, un vin tendre et nerveux à la fois, parfait avec une terrine de foies de volaille.


Clos des QUARTERONS

Clos des QUARTERONS

(SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL)
Thierry Amirault
46, rue Saint Vincent
37140 Saint-Nicolas-de-Bourgueil
Téléphone :02 47 97 75 25
Télécopie : 02 47 97 97 97
Email : amirault.thierry@wanadoo.fr

Remarquable Saint-Nicolas-de-Bourgueil Clos des Quarterons 2005, issu pour 90% de Cabernet franc et 10% de Cabernet-Sauvignon, de robe pourpre, d’une belle harmonie, complet et puissant, d’une jolie persistance aromatique, légèrement épicé, alliant souplesse et structure, un vin très bien élevé, à ouvrir sur un civet de lièvre. Le Saint-Nicolas-de-Bourgueil Vieilles Vignes 2005, issu de vignes de plus de 30 ans et d’un élevage de 12 mois en fûts sur lies fines, est de couleur profonde, concentré, avec des arômes de fruits cuits, très harmonieux au nez comme en bouche, un vin parfumé, aux connotations de cassis et de poivre, alliant couleur et matière.


Clos du VIGNEAU

Clos du VIGNEAU

(SAINT-NICOLAS-DE-BOURGUEIL)
Anselme Jamet et Fils
Le Clos du Vigneau - BP 6
37140 Saint-Nicolas-de-Bourgueil
Téléphone :02 47 97 75 10 et 02 47 97 92 28
Télécopie : 02 47 97 98 98
Email : closduvigneau@vinsdusiecle.com
Site : www.vinsdusiecle.com/closduvigneau

Au sommet, naturellement. Propriété de 22 ha de vignes plantées en Cabernet franc. On y savoure leur Saint-Nicolas-de-Bourgueil Les Dames du Temps Jadis 2005 (Cabernet franc issu de vignes de 50 à 80 ans), de couleur grenat soutenu et intense, au nez puissant de fruits surmûris, de truffe et de poivre, aux tanins riches et harmonieux, un vin complexe et très parfumé, de garde. Le Clos du Vigneau 2006 est ample, un vin qui associe couleur et matière, avec ces arômes de fruits rouges à noyau et de réglisse, finement tannique, de bouche riche, à déboucher sur un gibier d’eau, par exemple.

samedi 23 août 2008

Champagne René Geoffroy

René GEOFFROY René et Jean-Baptiste Geoffroy 150, rue du Bois-des-Jots 51480 Cumières Tél. 03 26 55 32 31 Fax. 03 26 54 66 50 e-mail : info@champagne-geoffroy.com www.champagne.geoffroy.com “L’objectif est de se faire plaisir, précise Jean-Baptiste Geoffroy, mon père et moi aimons les vins de Champagne ayant de la personnalité.” La culture de leur vignoble en lutte raisonnée, la sélection étudiée d’amendements organiques, l’entretien du sol par labourage, les raisins triés à la main puis écrasés lentement sur pressoir traditionnel, la vinification en partie en foudres de chêne, l’absence de fermentation malolactique, le collage à l’ancienne et le long vieillissement dans la fraîcheur des caves en craie... On comprend mieux la qualité de ce Champagne brut Premier Cru Expression (50% Pinot meunier, 40% Pinot noir et 10% Chardonnay), de bouche élégante et intense, avec ces notes de raisins noirs, de fruits frais et de biscuits, un Champagne dense et raffiné, qui mérite une cuisine élaborée, tout en bouche. Le Champagne brut Premier Cru Empreinte, un assemblage de 2/3 de Pinot noir et 1/3 de Chardonnay, dont la vinification est faite exclusivement en foudres de chêne, est un Champagne à la forte personnalité du Pinot noir qui lui apporte la puissance dans l’équilibre gustatif, parfumé, au nez dominé par les fruits mûrs et le pain brioché, avec cette pointe de fraîcheur persistante. Le brut Premier Cru Volupté, distingué, rond en bouche, avec des arômes de fruits secs et d’agrumes, est un vin généreux et charmeur. Leur Champagne Pureté brut Zéro (sans dosage) est particulièrement réussi, au nez d’amande, tout en fruits, une cuvée fine et fraîche en bouche, alliant persistance et richesse, de belle robe d’or pâle.

Voir aussi

Millesimes

dimanche 2 mars 2008

Nos Bordeaux préférés

Château BELLE GARDE Eric Duffau 33420 Génissac Tél. 05 57 24 49 12 Fax. 05 57 24 41 28 e-mail : duffau.eric@wanadoo.fr www.vignobles-ericduffau.com Beau Bordeaux rouge 2006, élevé en fûts de chêne 12 mois, issu de vignes de 30 ans en moyenne (sol argilo-calcaire, graveleux sur coteaux exposés au sud, 80% Merlot et 20% Cabernet-Sauvignon), charnu, aux tanins souples, au nez intense (mûre, épices), de très jolie bouche, harmonieux, de très bonne évolution. Excellent 2005, qui associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois. Goûtez son Bordeaux blanc, floral et persistant, qui conjugue finesse et souplesse en bouche, parfait sur des fruits de mer.

Château de BERNADON Vignoble Rouvière 33580 Monségur Tél. 05 45 81 16 58 et 06 85 30 40 40 Fax. 05 45 82 27 89 e-mail : contact@bernadon.com www.bernardon.com Très bien classé, et c’est bien mérité. Propriété de 43 ha dont 10 de vignes plantées sur un sol argilo-calcaire. Remarquable Bordeaux rouge 2005, riche, au nez subtil dominé par les petits fruits rouges à noyau et les épices, finement tannique, tout en bouche. Le 2004 est coloré, alliant charpente et velouté en bouche, un vin qui développe des arômes séduisants de cassis et de sous-bois, puissant, avec des tanins très bien équilibrés, qui mérite d’être conservé pour profiter de son potentiel (excellent 2002, qui a bien mérité sa médaille d’Argent à Paris, et un 2000 riche, qui commence à s’ouvrir et se goûte très bien). Le Bordeaux Clairet 2007, dominé par les fruits frais, parfumé et très agréable en finale, alliant fraîcheur et persistance aromatique, à déboucher sur des crevettes grises.

Château LA CHÂTAIGNERAIE Vignobles Maulun 33760 Targon Tél. 05 56 23 41 66 Fax. 05 57 34 41 43 e-mail : vignoblesmaulun@aol.com Une place toujours enviée dans le Classement avec ce Bordeaux Supérieur Château Vieux L’Estage 2005 (issu principalement du Merlot, le reste en Cabernet-Sauvignon et Cabernet franc), charnu, qui sent bon la griotte et les sous-bois, riche en couleur comme en arômes, de bouche puissante et souple à la fois, un vin de couleur rubis, très équilibré, aux tanins bien fermes. Remarquable 2004, de jolie robe grenat, charpenté, de bouche persistante, au nez de fruits mûrs, avec des tanins souples et très équilibrés, d’une jolie finale. Goûtez le Bordeaux rouge 2005, qui allie charpente et finesse, très parfumé, de robe soutenue. Excellent Bordeaux rosé Château Vieux L’Estage, de bouche florale, l’un des meilleurs de l’appellation. Leur Entre-Deux-Mers Château Vieux L’Estage 2007, de bouche parfumée, un vin qui sent bon les fleurs fraîches, réunissant finesse et souplesse, avec cette fraîcheur très séduisante, à ouvrir sur un saumon grillé.

Château FRANQUINOTTE Famille Noël-Vivière 33420 Grézillac Tél. et Fax. 05 57 84 52 16 e-mail : franquinotte@wanadoo.fr Un vignoble de 28 ha (55% Merlot, 30% Cabernet-Sauvignon et 15% Cabernet franc), où l’élevage des vins se fait en barriques de chêne pendant 12 mois. Cela donne ce Bordeaux rouge cuvée 2005, tout en bouche, au nez complexe où dominent les fruits mûrs, aux tanins fermes et soyeux, très bien équilibré, de belle couleur grenat. Excellent 2004, avec ce nez complexe où prédominent les fruits frais et les épices, un vin bien élevé, de charpente élégante, de très bonne bouche. Le 2003, ample, au nez de griotte confite, aux tanins intenses mais délicats, est très équilibré au nez comme en bouche, avec une finale persistante de griotte et d’humus.

Millesimes

Château GABACHOT Roger Fernandez Père et Fils 20, rue Lafon 33540 Sauveterre-de-Guyenne Tél. 05 56 71 51 24 et 06 07 81 99 60 Fax. 05 56 71 65 28 Au sommet. Beau Bordeaux 2005, médaille d’Or à Paris, coloré et parfumé (pruneau, violette), alliant rondeur et structure en bouche, séveux, bien charpenté, de très bonne évolution. Le 2004 associe couleur et matière, au nez complexe à dominante de fruits frais et d’humus, aux tanins puissants et moelleux à la fois, de garde. Le 2003 est un vin de couleur rubis, très bien élevé, très équilibré, aux tanins bien fermes, au nez où dominent le cassis mûr et les sous-bois, riche en couleur comme en matière, d’excellente évolution. Goûtez le Bordeaux Supérieur 2005, médaille d’Argent à Bruxelles, un vin bien typé, classique, riche et généreux, bien charnu, complexe et subtil à la fois, dominé par les petits fruits rouges mûrs et les sous-bois, aux tanins bien présents, très bien élevé.

Château de GADRAS Julien et Michèle Delpech 33580 Saint-Vivien-de-Monségur Tél. 05 56 61 82 69 Fax. 05 56 71 34 95 e-mail : chateau-de-gadras@aliceadsl.fr Une propriété familiale depuis 3 générations de 13 ha de vignes sur un sol argilo-calcaire, où l’on pratique la lutte raisonnée. Cela donne ce Bordeaux rouge 2005, issu pour 50% Merlot, 30% Cabernet franc, 20% Cabernet-Sauvignon, bien élevé en barriques, alliant richesse et finesse, aux tanins riches, au nez intense de pruneau et d’humus, de belle robe soutenue, prometteur. Excellent 2004, dense et parfumé (cassis, sous-bois, avec des tanins mûrs mais bien présents, un vin d’une finale intense, de bonne évolution. Le 2003 est de belle robe soutenue, aux notes de fruits frais et d’humus, de très bonne évolution.

Château JEANTIEU Jean-Pierre Duchamps 33490 Saint-André-du-Bois Tél. et Fax. 05 56 76 46 41 Vignoble familial de 18 ha, moyenne d’âge des vignes de 20 ans. Bien apprécié son Bordeaux 2005, charnu, avec des notes de groseille surmûrie, souple et bien corsé, bien ferme en bouche, ample, alliant finesse et structure, aux tanins soyeux mais présents. Dans la lignée, le 2004 est un vin de jolie robe franche, associant structure et élégance, parfumé, riche en arômes (cerise noire, cuir, sous-bois) comme en matière, chaleureux et charnu en bouche. Le 2003 est de belle robe rubis soutenu, un vin très harmonieux, complet, au nez de fruits rouges et une pointe d’épices caractéristique, de très bonne garde.

Domaine de LAUBERTRIE B. Pontallier 33240 Salignac Tél. 05 57 43 24 73 Fax. 05 57 43 17 24 Propriété de 15 ha. Très savoureux Bordeaux rouge 2005, au nez complexe (cassis, fumé...), alliant structure et présence aromatique, avec des tanins mûrs et fermes à la fois, riche en couleur comme en matière. Le 2004, tout en arômes, allie richesse et finesse, aux tanins riches, au nez intense de pruneau et d’humus, tout en bouche. Très bon Crémant de Bordeaux, de mousse fruitée et crémeuse. Le Bordeaux blanc sec est régulièrement réussi, vif et bien équilibré, au fruité persistant, d’une finale franche et fraîche.

Château du MASSON Vignobles Gassies-Gautey Michel et Françoise Gautey 33420 Moulon Tél. 05 57 84 52 44 Fax. 05 57 74 98 63 e-mail : vignobles.gassies.gautey@wanadoo.fr Vous apprécierez comme nous l’avons fait leur Bordeaux rouge Château du Masson cuvée Passion 2004 (80% Merlot, 10% Cabernet franc, 5% Cabernet-Sauvignon, 5% Malbec), tout en arômes, aux notes de cassis et de framboise, aux tanins puissants et fins à la fois, de bouche persistante, très classique de ce beau millésime. Beau 2003, de couleur profonde, intense et complexe au nez comme en bouche, parfumé (mûre, épices...), aux tanins harmonieux et riches, persistant. Le 2002, alliant une finesse tannique à une rondeur en bouche persistante, est chaleureux, parfumé, corsé, de très bonne évolution.

Voir [le Classement 2008 |http://www.guidedesvins.com/bordeaux_superieur.php|fr]

Voir le site de Millésimes

Voir les Classements 2008 des meilleurs vins de France

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vendredi 15 février 2008

La qualité du millésime 2007 en Bourgogne

Brigitte Dussert : vous aimez la Bourgogne, ses vignerons, cette osmose entre ces sols et un cépage unique...

Patrick Dussert-Gerber : je n’aime pas tous les vins de Bourgogne, certains sont dilués, d’autres trop barriqués à outrance pour séduire des marchands spécifiques, notamment à l’export... mais, c’est vrai, ceux que j’aime, j’y suis fidèle.

J’apprécie aussi l’intelligence quand elle est suffisamment courageuse pour rejeter un certain critique américain quand il se pointe pour donner des leçons. Peu l’ont fait, les Bourguignons, oui.

En Bourgogne, les grands vins blancs secs seront parfaitement matures, surtout avec cette équilibre qui leur manquait parfois ces dernières années. À Chablis, 2007 sera élégant, dans le style de 2004 qui est un grand millésime. C’est la même chose à Meursault, à Puligny-Montrachet ou en Corton-Charlemagne, qui gagnent en finesse et en élégance.

Ici, on ne s’excite pas à faire des vins “putassiers”, privilégiant ce qui doit l’être : le terroir et le fruit.

Quand on se promène entre les murets qui entourent les vignes des Grands Crus, on voit qu’à quelques mètres de distance le sol ne produit pas les mêmes crus. L’altitude des vignes, selon qu’elles se situent à 150 ou 300 m, l’inclinaison des pentes (les meilleurs vins proviennent des mi-pentes), la richesse des sous-sols en ressources minérales, en sodium, en oligoéléments… Tout concourt ici, dans un “mouchoir de poche”, à faire la différence entre un bon vin et un vin sublime. Ajoutez à cela l’exposition (fondamentale) face aux mouvements du soleil, un territoire pauvre où la terre est rare, et vous comprendrez l’extrême diversité des grands vins bourguignons.

Pour les grands vins blancs, notamment ceux qui proviennent du Chardonnay, il faut bien comprendre que les temps plus frais sont toujours synonymes de grands millésimes. Ce n’est pas pour rien si c’est au-dessus de la Loire que se plaisent quelques-uns des plus grands vins blancs secs du monde.

On ne fait pas de grands vins blancs les années trop chaudes ou dans des territoires trop ensoleillés, exception faite de la Provence, où des cépages comme le Rolle ou l’Ugni blanc s’accomodent particulièrement bien à ce climat estival.

Mais, de grands vins de Chardonnay comme ceux de la Côte de Beaune, on n’en fait ni en Languedoc, ni au Chili, ni en Californie. Alea jacta est.

Brigitte Dussert : là encore, il faut des vins équilibrés, avec une bonne acidité...

Patrick Dussert-Gerber : l’acidité est un facteur qualitatif important : c’est ce qui donne la chair et la typicité de ces grands vins blancs secs, c’est ce qui fait ressortir la minéralité du terroir et leur apporte cette finesse, cette élégance, cette grande fraîcheur indispensable à leur vieillissement.

Quand on goûte un très grand Meursault de 20 ans, on est séduit par cette vivacité exceptionnelle qui le fait ressembler à un vin jeune. C’est ce qui fait la force des grands vins blancs bourguignons qu’aucun autre vin blanc sec au monde ne peut offrir. Sans acidité, il n’y a pas de potentiel de garde réel. C’est ce qui conserve la fraîcheur dans les vins, rouge ou blanc d’ailleurs, c’est ce qui leur permet de ne pas s’aplatir, de devenir “mous”.

__Brigitte Dussert : la qualité du millésime 2007, pour les rouges, est plus hétérogène ? __

Patrick Dussert-Gerber : il est franchement très difficile de généraliser la qualité du millésime 2007 pour les rouges. Succinctement, ils auront peut-être un potentiel de garde un peu inférieur à 15 ans, ce qui n’est déjà pas mal. Ce seront des vins flatteurs assez rapidement, on les appréciera jeunes. Ceux qui ont vendangé trop tôt feront incontestablement un “petit” millésime, il fallait attendre la maturité, ne pas être pris de panique. Les propriétaires que nous connaissons et soutenons ont suffisamment d’expérience et de recul, et c’était nécessaire en 2007.

Le 2007 est un millésime de vigneron et de terroir. Les millésimes 2004, 2002, 2001, 2000 et 99 sont très savoureux. Exceptionnel 2004, en blanc comme en rouge, qui côtoie donc un 2003 très atypique, qui me rend dubitatif à chaque fois que j’en débouche une bouteille. Le grand 2005 suit le 2004, dans les deux couleurs, et demande de la patience. Actuellement, il y a de superbes bouteilles en blancs dans les millésimes 2000, 99, 95 ou 89, alors que les meilleurs rouges développent leur attrait dans les millésimes 99, 97, 89 ou 85.

Millesimes

jeudi 31 janvier 2008

La qualité du millésime 2007

Soyons clair : tout le monde se rappelle du temps exécrable de Juin à mi-aout 2007. Concernant la qualité du millésime, on pouvait s'attendre à une année très médiocre, qualitativement et quantitativement. Évidemment, quelques "devins", par mauvaise foi et/ou par ignorance, des "confrères"... se sont empressés de déniger le millésime. Pourtant, le mois de septembre a été déterminant. Voici ce qu'il faut donc retenir, succinctement, dans toute la France :

1/. Les régions qui feront un grand millésime sans problème sont la Provence, le Rhône et le Languedoc, grâce au beau temps et surtout au mistral.

2/. Les vins blancs secs, partout, ont toutes les chances d'êtres superbes, à Chablis comme à Sancerre.

3/. Les liquoreux, Sauternes en tête, mais aussi les vins de Loire, seront exceptionnels, tant les vendanges tardives l'ont effectivement été, par la force des choses.

4/. Les vins rouges des régions où la qualité globale sera la plus "délicate" sont globalement ceux de la Loire, de la Bourgogne et de Bordeaux. Là, seuls les meilleurs vignerons, dans le strict sens du terme, c'est-à-dire ceux qui surveillent la vigne de près, ont réussi des prodiges, que cela plaise ou non.

Pour Bordeaux, j'y vis, donc j'ai suivi toutes les étapes du 20 août à la fin octobre, à l'inverse de quelques idiots qui parlent d'un salon parisien ou de New-York... J'ai déjà goûté à Saint-émilion, dans les Graves... Eh bien, le 2007 sera un millésime où il y aura de tout. Pour les hommes et les femmes les plus rigoureux, ce millésime est vraiment savoureux, un vin de plaisir, un vin de vigneron, un vin de talent. Je ne résiste pas à vous passer l'interview par mon épouse, Brigitte, de mon ami Olivier Bernard, du prestigieux Domaine de Chevalier, qui sait de quoi il parle :

“C’est indéniable, c’est cette belle arrière-saison qui a fait le millésime. Tout a progressé doucement, nous donnant le temps d’attendre. Au Domaine de Chevalier, nous avons vendangé, les premiers Merlots début octobre et les derniers Cabernets-Sauvignons (superbes) le 17 octobre, ce qui est très tard. Nous avons assisté en 2007 à un cycle végétatif très long de 7 mois, du début avril à fin octobre. C’est ce long développement qui a été très positif pour le raisin. Dans les vignobles de l’hémisphère sud il fait parfois trop chaud, le cycle est très court, le raisin est rapidement “cuit ” et les baies sont souvent ramassées à des degrés trop élevés. Pour que les peaux s’affinent et que les tanins s’adoucissent, il faut un cycle long, une progression douce, constante, sans excès. Nous avons la chance, ici, d’avoir les conditions climatiques idéales pour faire de grands vins. Il faut un parfait équilibre naturel entre fraîcheur nocturne et ensoleillement le jour, brouillard le matin et sécheresse au zénith. Autant, il faut de grands années chaudes pour faire de grands rouges, autant pour les blancs, les années trop chaudes ne sont pas favorables. Le 2007 sera l’un des plus grands Domaine de Chevalier Blanc. Une très bonne acidité, beaucoup de fraîcheur, un équilibre magnifique qui promet de la complexité et de l’élégance, une explosion de fruits (pamplemousse, rose, citron, coing, ananas), un vin très complet, une grande expression du millésime.”

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lundi 31 décembre 2007

VinoVox, c'est parti !

Le voilà, le résultat de notre force sur Internet. Le 1er vrai magazine du Vin sur le Web, alimenté par des centaines d'articles, de liens, de flux, de reportages, de présence sur le terrain... C'est -une nouvelle fois- du jamais vu, gratuit et unique ! Le mieux, c'est que vous alliez voir : Vinovox

dimanche 11 novembre 2007

Les meilleurs Médoc de l'année

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Château BEAUVILLAGE Éric Bugada 8, rue du Hagnac 33340 Couquèques Tél. 05 56 41 59 24 Fax. 05 56 41 39 76 Son Médoc cuvée Réservée 2004 nous a beaucoup plu, un vin très parfumé (humus, mûre confite), tout en bouche, aux tanins bien présents et très équilibrés, alliant rondeur et charpente, de garde. Remarquable 2003, corsé, de couleur soutenue, très riche, mêlant structure et bouquet, intense au nez comme en bouche (fraise des bois, épices), avec une structure très équilibrée, de très bonne garde comme Le 2002, puissant, tout en bouche.

Château BOIS DE ROC Philippe Cazenave 2, rue des Sarments 33340 Saint-Yzans-de-Médoc Tél. 05 56 09 09 79 Fax. 05 56 09 06 29 e-mail : boisderoc@oal.com Situés sur de belles croupes caillouteuses, les 16 ha dominent l’estuaire de la Gironde. Philippe Cazenave aime faire des vins à son image, typés, témoignage d’une certaine qualité de vie simple et naturelle. L’élevage se fait traditionnellement en barriques de chêne dont près de la moitié sont renouvelées chaque année. Le tout donne ce Médoc 2004, un vin équilibré, charnu et typé, au nez subtil, aux nuances de cassis, d’épices et d’humus, aux tanins fermes, de bouche puissante, de garde. Beau 2003, au nez de griotte et de fumé, riche et gras, tout en nuances aromatiques, aux tanins savoureux, de garde. Le 2002 est parfumé, aux notes de fruits mûrs, tout en bouche, et le 2001 excellent, de bouche fondue, aux tanins très équilibrés, légèrement épicé, persistant, de très bonne charpente, à ouvrir avec des côtes d’agneau.

Château LE BOURDIEU Guy Bailly 1, route de Troussas 33340 Valeyrac Tél. 05 56 41 58 52 Fax. 05 56 41 36 09 e-mail : guybailly@lebourdieu.fr www.lebourdieu.fr Un vignoble de 35 ha planté sur un sol de formation caillouteuse mêlée de sable et d’argile (c’est ce que l’on appelle des “croupes”). Très bien classé avec ce Médoc 2004 (50% Cabernet-Sauvignon, 50% Merlot), bien corsé, très bien élevé, de robe pourpre, aux tanins soyeux mais bien présents, au nez complexe où dominent le cuir, la framboise et les sous-bois. Le 2003, de très bonne base tannique, gras, très équilibré, est riche et charnu, au nez dominé par le cassis. Excellent 2001, idéal avec une oie rôtie aux marrons.

Château des BROUSTERAS Renouil Frères 33340 Saint-Yzans-de-Médoc Tél. 05 56 09 05 44 Fax. 05 56 09 04 21 e-mail : chateaubrousteras@terre-net.fr Vignoble de 25 ha (Cru Bourgeois) qui se situe sur une croupe de 15 ha et sur un plateau de 10 ha. Remarquable Médoc 2004, provenant de 50% Merlot, 45% Cabernet-Sauvignon, 5% Cabernet franc, d’une belle couleur rubis prononcé, avec des notes de fruits mûrs (cassis et framboise), un vin dense et bien charnu, très équilibré au nez comme en bouche. Le 2003, très structuré, ample au nez comme en bouche, parfumé, est de couleur soutenue. Le 2001 est très agréable, un vin où le gras s’associe à la structure, au nez intense de cassis, de griotte et d’humus, de très bonne bouche.

Château CASTÉRA J.-P. Darmuzey 33340 Saint-Germain-d’Esteuil Tél. 05 56 73 20 60 Fax. 05 56 73 20 61 e-mail : chateaucastera@compuserve.com www.chateau-castera.com Toujours très bien classé. On le comprend quand on débouche ce Médoc 2004, de belle robe, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs avec des notes d’épices, très structuré, aux tanins soyeux, d’une belle charpente, de bonne garde. Beau 2003, un vin riche en couleur comme en charpente, tout en finesse d’arômes, tannique, alliant structure et rondeur. Le 2002, parfumé, aux notes subtiles de petits fruits surmûris, aux tanins fermes et soyeux, est de bouche savoureuse, et s’associe parfaitement avec un salmis de palombes.

Château GRANGE D’OR Antoine Medeville 1, rue des Granges D’or Lieu-dit Jean Bernard 33340 Blaignan Tél. 05 56 41 57 71 Fax. 05 56 41 59 15 Domaine de 24 ha 16, lutte raisonnée. Coup de cœur pour son Médoc 2004, charpenté, aux tanins souples, tout en bouche, parfumé (fraise des bois, mûre), de belle robe, qu’il faut savoir attendre. Excellent 2003, tout en bouche, bien parfumé (cerise confite, sous-bois), savoureux, un vin encore jeune mais qui commence à se fondre, à ouvrir sur une bécasse.

Domaines LAPALU Jean-Michel Lapalu et Patrice Ricard 1, rue du 19-Mars 33340 Bégadan Tél. 05 56 41 50 18 Fax. 05 56 41 54 65 e-mail : info@domaines-lapalu.com www.domaines-lapalu.com Pusieurs beaux crus ici, dont ce Médoc Château Patache d’Aux 2004, de couleur pourpre intense, aux notes de cassis mûr et d’épices, un vin puissant, aux tanins très harmonieux, de bouche complexe et persistante. Leur autre Médoc Château Lacombe Noaillac est de couleur profonde, avec beaucoup de structure, dense et ample en bouche, au nez complexe où prédominent les fruits frais, de charpente élégante, de garde naturellement. Beau Haut-Médoc Château Liversan 2004, d’une belle robe rubis prononcé, avec des arômes de framboise et de réglisse, dense, corsé, aux tanins bien mûrs, très réussi. Excellent Haut-Médoc Château Lieujean 2004, un vin avec beaucoup de structure, tout en bouche, bien équilibré, au nez de cerise confite et d’humus, de charpente très élégante, de bonne garde.

Château LES MOINES Claude Pourreau 33340 Couquèques Tél. 05 56 41 38 06 Fax. 05 56 41 37 81 Vignoble de 30 ha (75% Cabernet-Sauvignon, 25% Merlot, avec une moyenne d’âge des vignes de 26 ans, plantées sur une bande de calcaire riche en fossiles). Excellent Médoc Prestige 2004, élevé en barriques, qui allie finesse et structure, au bouquet concentré, de couleur profonde, aux nuances épicées, tout en bouche. Le 2003 est de couleur grenat intense, ample et parfumé, aux connotations de petits fruits mûrs (cassis, mûre) et d’humus, un vin corsé, ferme et persistant en bouche. Pour le plaisir, le Prestige 99, riche, parfumé, avec des tanins mûrs et une belle finale, de très bonne évolution.

Château PANIGON Mme Leveilley 33340 Civrac-en-Médoc Tél. et Fax. 05 56 41 36 27 Une réussite avec ce Médoc 2005, de bouche puissante et prometteuse, charnu, aux arômes de sous-bois et de fruits mûrs, riche. Le 2003, intense, au nez de fruits surmûris, est épicé, un vin persistant, charpenté, de bouche souple et bien corsée à la fois, de garde. Remarquable 2001, bien typé comme nous les aimons, très ferme, un vin tannique, de jolie robe, associant structure et élégance, tout en bouche, persistant, de garde.

Château PREUILLAC Jean-Christophe Mau Yvon Mau BP 1 33190 Gironde-sur-Dropt 33340 Lesparre-Médoc Tél. 05 56 61 54 54 Fax. 05 56 61 54 61 Dans ce cadre prestigieux, Jean-Christophe et son père, Jean-François Mau (voir Château Ducla, région Bordeaux), ont aussi ouvert une École du Vin, un concept original qui allie savoir et convivialité. “Nous utilisons Preuillac comme support pédagogique, explique Jean-Christophe Mau, pour de nombreux prescripteurs et distributeurs. Sa situation en plein cœur du Médoc, le cadre prestigieux, les chambres, les salons, les chais, les vignes... tout s’y prêtait. Nous élaborons nos programmes selon la demande.” En progrès constants, ce Médoc 2005, très bien élevé en barriques, au nez persistant de fruits mûrs et de cuir, d’un bel équilibre, un vin riche, aux tanins puissants, de belle garde. Remarquable 2004, au bouquet subtil et intense à la fois, aux notes de sous-bois et de fruits rouges mûrs, est de bouche ample et fondue. Le 2003, aux arômes persistants et subtils de petits fruits rouges mûrs à noyau, très structuré, avec des tanins soyeux, poursuit sa belle évolution.

Château ROQUEGRAVE M. Joannon 33340 Valeyrac Tél. 05 56 41 52 02 Fax. 05 56 41 50 53 e-mail : chateau.roquegrave@terre-net.fr Très bien classé, et c’est mérité. Beau Médoc 2004, de bouche classique, corsé et gras, aux tanins bien présents et fondus à la fois, un millésime riche, persistant, charpenté, au nez de fruits mûrs et d’humus, de très bonne garde. Le 2003 est ample, soyeux, très classique de ce millésime, ferme, très équilibré, un vin tout en bouche, très bien élevé. Le 2002 est tout en couleur et en matière, très typé, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices. Très beau 2001, d’une grande harmonie en bouche, très parfumé (mûre, humus...), ample, séveux, généreux et persistant, aux tanins très équilibrés, d’une finale suave. Remarquable 2000, bien charnu, aux tanins souples et bien équilibrés, au nez intense (mûre, épices), de bouche harmonieuse. Aujourd’hui, on se fait plaisir avec le 99, avec ces arômes présents et subtils de fruits surmûris, ces notes de cannelle, un vin très harmonieux, aux tanins mûrs, très structuré, qui poursuit son évolution. Plus intense, plus complexe, le 98 est bien typé comme nous les aimons, très ferme, un vin tannique, de jolie robe, alliant structure et élégance, d’excellente évolution comme ce 96, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices, aux tanins puissants, un vin complet. Remarquable rapport qualité-prix-typicité, ce qui n’est pas rien.

Château SIGOGNAC Colette et Jacques Bonny 33340 Saint-Yzans-de-Médoc Tél. 05 56 09 05 04 Fax. 05 56 09 00 65 Un beau Médoc 2004, ample en bouche, riche en arômes de cassis et prunelle, au léger boisé fondu, fin et élégant, de bonne garde. Le 2003, de couleur grenat, aux tanins bien présents, riche en arômes, est intense au nez comme en bouche, aux tanins denses et mûrs à la fois. Le 2002, un vin marqué par les fruits noirs (griotte, pruneau), de bouche pleine, ample et veloutée, d’une belle matière. Excellent 2001, puissant et complexe, très harmonieux, gras, charnu, très typé, avec ces nuances de mûre et d’humus, de belle évolution. Le 2000 est tout en couleur et en matière, au nez subtil, avec ces notes très caractéristiques et très persistantes de fumé et d’épices, fortement tannique, un vin complet et gras, de garde. À noter un savoureux 99, bien charnu, aux tanins souples et bien équilibrés, au nez intense (mûre, épices), de bouche harmonieuse.

Château TAFFARD DE BLAIGNAN Henri Cadillac 10, route de Hontane 33340 Ordonnac Tél. 05 56 09 00 00 Fax. 05 56 09 04 28 e-mail : contact@taffarddeblaignan.com www.taffarddeblaignan.com Le vignoble s’étend sur 18 ha sur un sol argilo-calcaire relativement plat par suite des dépôts alluvionnaires des terrasses fluvio-marines de la fin du tertiaire (Merlot et Cabernet-Sauvignon à parts égales). Ce propriétaire sympathique élève soigneusement son Médoc 2005, coloré, riche au nez comme en bouche, tout en finesse, aux tanins présents et savoureux, légèrement épicé comme il se doit, charmeur, très prometteur. Beau 2004, d’un beau rouge profond, un vin volumineux en bouche, élégant et complexe, bien typé et classique. Le 2003, bien charnu, est complexe, d’une jolie robe grenat, aux tanins riches et souples à la fois, au nez persistant où dominent des notes de myrtille et d’épices. Le 2002 est de belle couleur, au nez de petits fruits rouges frais, de bouche corsée, ample et riche. Beau 2001, très bien élevé en barriques, charpenté, de bouche dense, aux tanins bien fondus, où s’entremêlent des notes de fruits rouges mûrs et de réglisse. Dans la lignée, son 2000, aux notes de sous-bois, très équilibré au nez comme en bouche, allie charpente et rondeur, avec des nuances de mûre, de garde. Le 99 se goûte très bien, parfumé, aux notes subtiles de petits fruits surmûris. Le remarquable rapport qualité-prix-typicité explique sa place enviable dans le Classement 2007.

jeudi 8 novembre 2007

Bordeaux : coups de cœur et de bluff...

Comme en Bourgogne, on ne peut que regretter que beaucoup de crus bordelais, réputés ou non, “classés” (en 1855..., merci pour l’actualisation) ou non, “classés” à Saint-Émilion ou en “Crus Bourgeois” du Médoc (les 2 classements étant juridiquement obsolètes, ce qui la fout bien) atteignent des prix qui ne sont plus conformes au plaisir qu’ils procurent. 

J’aime les vrais vins de Bordeaux, du plus grand au plus modeste, et les consommateurs comme les producteurs savent que je défends ce qui les intéresse, et les distingue : le rapport qualité-prix-typicité. Si l’on fait un grand Margaux ou un Pomerol racé à 40 ou 80 e, il les vaut bien. Idem pour une gamme plus abordable, en Graves, dans les Satellites, les Côtes ou en Bordeaux Supérieurs, où les progrès sont exceptionnels.

En-dehors de quelques crus mythiques pour lesquels le prix n’est plus un facteur estimatif (on entre alors dans le monde du luxe), ce qui n’est pas du tout justifié aujourd’hui, et on l’a vu -hélas- avec les augmentations de prix du millésime 2005, c’est un Saint-Émilion “fardé” comme un acteur du carnaval de Venise à 80 e (voire bien plus), un “simple” Médoc à 25 e, un “bon” machin à 20 e ou un Bordeaux Supérieur ultra-barriqué à 15 e. À force de prendre les consommateurs pour des gogos (demain, les Russes ou les Chinois le comprendront aussi), certains vont s’en mordre les doigts...

Pour mémoire, il existe deux “crises” actuellement, très différentes, voire opposées, dans beaucoup de vignobles : celle, désastreuse pour ceux qui la subissent, qui touche certains viticulteurs, la plupart étant dépendants des prix trop bas du tonneau, qui ont du mal à se faire rémunérer correctement. Les causes sont complexes (un certain négoce peu solidaire parfois, une politique de plantation trop importante, des barrières étatiques…). Ils méritent d’être soutenus, et l’on fera ce que nous pouvons pour les aider. C’est une crise sociale.

L’autre crise concerne un bon nombre de vins, à Bordeaux, notamment : trop chers ou trop sensibles à la mode (“vins de garage”), trop endormis sur leurs lauriers, trop imbus d’eux-mêmes, alors que le respect des consommateurs (proposer un vrai rapport qualité-prix cohérent) est impératif. Les acheteurs se sont sentis lésés. On parle beaucoup trop d’argent, de prix, de bonnes notes glanées chez un “gourou” quelconque, et c’est ce que le consommateur retient, alors que, bien sûr, ceci ne concerne qu’une petite minorité. C’est une crise de confiance, et, en même temps, une crise d’identité, tant un bon nombre de vins ont perdu leur spécificité.

Les “primeurs” (depuis 2000, et surtout 2005 où certains crus ont sorti des prix déments et incautionnables) font des vins bien trop chers, et cela commence à créer un sérieux malaise à Bordeaux, tant il y a de différence entre 2 vins d’une même appellation. Pourquoi payer une bouteille à 50 ou 200 e quand on peut trouver du plaisir dans une bouteille 4 à 10 fois moins chère (même si, et je le sais, que les vins ne sont pas “comparables”) ? Je n’ai jamais soutenu ces vins “parvenus” qui se moquent bien du marché français (et de ses consommateurs).

Je ne suis pas non plus intéressé par les vins “confiturés”, sans âme ni vertu, qui font tort à la grande spécificité bordelaise. Pour faire ces “vins”, on récolte des raisins surmaturés, on concentre à outrance (avec des concentrateurs) lors des vinifications, on met le tout dans des barriques où le bois peut, sur demande auprès des tonneliers, vous donner le goût que vous recherchez (de la vanille, du sirop, de la confiture…), et on vous sert un vin à la limite de l’écœurement, noir comme de l’encre, gras comme de l’huile et parfumé comme votre bureau en bois.

Si les vins du Médoc (le dernier Classement “Officiel” des Crus Bourgeois est passé à la trappe sur le plan juridique, comme celui de Saint-Émilion, et on le comprend) sont réputés, ce n’est pas pour être des vins intouchables à cause de leur prix ou “putassiers”, ces vins ou micro-cuvées qui n’existent que pour rafler de bonnes notes à des concours et ne correspondent plus à la grande tradition médocaine. Ces pratiques sont une honte pour la majorité des grands vins de la région, qui sont des vins fermés dans leur jeunesse, typés par leur terroir, et qui demandent d’évoluer dans le temps pour s’exprimer, en fonction de chaque millésime, respectant ainsi la nature. La force du terroir est la base de tout. Les autres sont sans intérêt, et les prix sont souvent déments.

À Pomerol, il y a des vins splendides, très typés par le Merlot qui se plaît à merveille dans ces territoires diversifiés. Il faut noter que, les exceptions et les excès confirmant la règle, les vins bénéficient d’un rapport qualité-prix-typicité justifié par la rareté comme par la convivialité et l’amour du vin.

À Saint-Émilion, on revient dans les histoires de clochers, et à beaucoup trop de frime. Outre un Classement “officiel” qui fait plutôt sourire, faisant “monter” certains crus pour le moins incongrument et discréditant d’autres (Guadet, Faurie, Cadet-Bon, Lamarzelle, Petit Faurie de Soutard, La Tour du Pin Figeac...) qui ne le méritent vraiment pas (le Classement est d’ailleurs annulé par un jugement actuellement), on ne peut aussi qu’être déçu par des vins totalement “fabriqués”, vinifiés par ceux qui croient avoir la “science infuse” et veulent nous faire croire qu’en mettant un vin “200 % en barriques neuves” ou en multipliant les manipulations œnologiques, les concentrations et des “essais”, on sait faire du vin ! Ceux-là se moquent des amateurs et des autres vignerons de l’appellation que nous défendons,qui savent très bien s’il faut mettre 10 %, 20 %, 30 %, 50 % de leurs vins en barriques neuves, ou moins, ou plus, selon la force du millésime et la structure du vin. On ne fait du bon vin, et a fortiori un grand cru, que sur des terroirs propices, de la “crasse de fer” aux argiles profondes, assortis de dépôts marins ou d’alios. Gare à certains prix, totalement injustifiés.

Les meilleurs vins de Montagne, Puisseguin, Lussac ou Saint-Georges se retrouvent dans le Classement des “Satellites” de Saint-Émilion, et proviennent de terroirs spécifiques, limitrophes ou rapprochables d’autres sols d’appellations plus prestigieuses, ce qui leur permet de devenir de grands vins à part entière.

Bien que certains tentent de les mélanger, les deux appellations Canon-Fronsac et Fronsac partagent à la fois des différences et des similitudes. Là aussi, des vins sont surcotés et beaucoup plus marqués par leurs vinifications que par un terroir.

Pour les Graves, il existe une variété importante de styles de vins. Cela va des crus réellement (et historiquement) exceptionnels, issus des territoires de Pessac, Martillac ou Léognan, mais aussi ceux de Podensac ou Portets, certains d’entre eux, dans les appellations Pessac-Léognan (quelques-unes des plus belles bouteilles de la région dans les millésimes 2005 et 2004) comme dans celle des Graves, bénéficiant d’un remarquable rapport qualité-prix-plaisir, d’autres crus atteignant des prix difficilement cautionnables. C’est évidemment le berceau des grands vins blancs de la région bordelaise.

Dans les appellations de Côtes, qui se cherchent toujours, il s’agit de choisir entre les vins typés comme nous les aimons, et d’autres cuvées très spéciales, dépersonnalisées (à ne pas confondre avec les cuvées de prestige retenues), faisant la part belle à des vinifications trop sophistiquées, peu propices à mettre un terroir en avant, s’il existe.

Dans les Bordeaux Supérieurs, les progrès sont constants depuis plus de dix ans, et, loin de la démence des prix de certains autres “cuvées Spéciales”, on savoure de nombreux vins remarquables pour leur rapport qualité-prix-plaisir. La plupart des propriétaires retenus élèvent aussi de jolis Bordeaux blancs qui ont du mal à se faire une image.

À Sauternes (et Barsac), l’équilibre géologique et climatique de la région en fait un milieu naturel idéal pour cette fascinante biologie qu’est le Botrytis cinerea. L’appellation a connu une série de millésimes très différents, du plus exceptionnel (2004, 2001, 99…) au plus difficile (2002). Attention au passerillage, qui n’a rien à voir avec le Botrytis...

En liquoreux, les appellations situées face à Sauternes, recèlent des vins onctueux, qui ont du mal à se faire un nom, pourtant d’un très bon rapport qualité-prix-plaisir.

Mes Classements 2008 sont la garantie de ne pas vous faire avoir. Gare au bluff, donc.

lundi 22 octobre 2007

Nos vignerons ont du talent

Cela fait 28 ans (vous lisez bien, mais c’est vrai que j’ai débuté bien jeune dans ce monde envoûtant du vin) que j’écris, goûte, écoute, apprécie tel ou tel, rigole d’un autre, oublie untel, etc…

En fait, j’ai de la mémoire. Elle me fait respecter les fidèles, sourire de quelques-uns, savoir ce que certains font de leur vin (ou y mettent), et ranger ces cases dans ma tête comme il le faut pour les réactiver.

J’ai connu, et connais, pas mal de monde : des hommes (et des femmes, bien sûr) formidables, dont la relève n’a jamais (hélas) été assurée, le saut des générations (vous savez : celle qui crée, celle qui gère, la troisième qui dilapide) étant souvent bien réel, d’autres inintéressants, d’autres encore, passionnés et passionnants, avec qui c’est toujours un plaisir de “boire un canon”, plus de 20 ans après, etc.

La puissance du Guide, de Millésimes et désormais notre présence sur Internet (*) font bien sûr des envieux, mais il semble que cela soit typiquement français. Les dés étaient pourtant bien jetés.

En fait, à la cinquantaine, le bilan et les projets sont clairs : je n’ai pas failli à mon instinct profond de défendre encore et toujours les hommes et les femmes, du plus grand au plus modeste, qui sont attachés, comme moi, comme mon équipe (ma famille, devrais-je écrire), à extraire de leur terroir une quintessence à la fois naturelle et spirituelle, loin des artifices et des modes passagères. Si j’aime le vin, j’aime aussi ceux qui l’élèvent, je pense à eux quand je débouche leur bouteille, je partage ce plaisir, et c’est ce qui compte. Les “frimeurs”, les vins marchands, les produits “putassiers”, je les combats ou j’y suis indifférent, voilà tout.

Aujourd’hui, donc, nous confortons et renforçons, comme nous l’avons toujours fait (l’audace du 1er Guide de ce genre comme celle d’avoir investi sur le net, bien avant les autres) Millésimes et le Guide (sa prochaine édition sera “dure” sur le plan éditorial, assortie d’une maquette moderne que la direction d’Albin Michel et moi-même avons approuvée avec enthousiasme), nous poursuivons notre développement dans ce média fondamental, Internet, où nos “concurrents” ne risquent pas de rattraper ce que nous avons réalisé (**). Le site de Millésimes est déjà l’un des plus importants dans son domaine, et nous allons le traduire en langue américaine, tout d’abord, puis, certainement, en langue espagnole, ce qui nous donnera une dimension mondiale, une présence sur tous les continents, et un lectorat potentiel de plusieurs centaines de millions d’internautes, ce qu’aucune édition “papier” ne peut envisager. Des faits, pas des paroles !

Et puis, cette année, je vais -enfin- prendre le temps d’écrire mes romans, en tout cas au moins un, toujours édité chez Albin Michel, confiance oblige. Des livres dont le synopsis se trame depuis longtemps. Bien sûr, il y aura, dans l’un, une part importante de ma conscience (le monde de la terre qui m’est cher devrait y avoir sa place, indirectement certes), et, dans l’autre, le script (mais je ne vous dévoilerai pas grand chose) s’oriente vers un thème qui m’est tout aussi intime, les grandes civilisations antiques, une saga, historique mais bien actuelle, où l’Orient rejoindra l’Occident. En fait, l’année 2007, devra donc m’occuper à temps plein.

En parallèle, profitons de ce nectar que sait être le vin, où, comme en littérature, l’esprit rejoint la matière… Il y a un millier de vignerons exceptionnels dans ce numéro, à qui nous sommes fidèles, et qui nous le rendent bien, et cela vaut tous les écrits du monde.

Acheter Millésimes en direct

Acheter le Guide

jeudi 18 octobre 2007

20 sur 20 ?

Je me fais plaisir, et j'y aborde pratiquement tous les sujets : la Boxe (regardez attentivement le jeu de jambes d'Ali, et Bretonnel), Sarkozy (je soutiens plus que jamais), Dido (et des vidéos superbes de Clapton, des Stones, de Dylan, Lou Reed, Brian Ferry, Amstrong, ou Callas), Rugby (de Bernard "Madrange" aux Blacks), ce qui nous met mal à l'aise (dont la précarité et cette pauvreté stagnante dans notre pays riche), Villepin (et sa rancœur), une rubrique houlala (de Catherine Breillat à Paris Hilton, du Japon à Jean-Claude Van Damme), le FMI (Strauss-Kahn, pas mal payé), Goldman (Là-bas), de quoi rire ou pleurer, mais aussi le génie des hommes avec les montres à complications (et un Planétarium époustouflant), les voitures à Paris, les vins Californiens, le scandale d'EADS (info ou intox ?), la Poste, mais encore Kouchner (j'aime bien), Lawrence d'Arabie, Rothko (et Soulages, et Warhol, et Tal-Coat, et Krémègne...), Ségolène Royal, BHL, Clearstream, la TVA des restaurateurs, les ministres, l'iPhone, Vuitton, les Echecs, quelques tacles à Fabius (mais aussi à Royal, Copé, Santini, Juppé, Bayrou ou Jospin), Ibiza, de quoi avoir honte, des conseils pour bien acheter (et éviter des vins à prix incautionnables), un peu de technique (du vin soda aux cavernes de Mars), de beaux vins..., des coups de chapeau (Google, Dominique Ferrandez, Cervantes, Imagine et My Sweet Lord en live...), les vins de Toscane, pas mal de coups de gueule ou tout comme (Toupie, Bollinger, les vins de cépages, Parker, Citadelles du Vin...), mes infos préférées (Europe 1, Guillaume Durand), les livres (Alamut, Vargas Llosa, Tourbillon...), bien sûr, puis la crise américaine, ce qui nous fait sourire (dont des articles sur le vin parus dans Le Figaro et Le Monde), les stocks-options (il est bien, Seguin), Brad Pitt, les copeaux de bois, le Champagne, l'astronomie, les grèves, voir et revoir Keyser Soze... le tout noté de 1 à 20, avec humour (quelques vidéos top de Nicolas Canteloup, Gad Elmaled, Florence Foresti), ironie ou conviction. De quoi se divertir mais surtout s'informer sur 20 sur 20 ?

mercredi 17 octobre 2007

Les vins rosés

Si l’on trouve encore (hélas !) des vins rosés fabriqués en mélangeant du rouge et du blanc, un vrai rosé est tout simplement un vin rouge auquel on n’a pas laissé le temps de prendre sa couleur. Les rosés de pressurage Ils sont issus d’une vinification en blanc de raisins noirs, foulés, égouttés et pressurés. Le pressurage est incorporé au vin de goutte pour lui donner de la couleur. Leur élaboration s’apparente plus à celle des vins blancs (voir plus loin). Les rosés de saignée Les meilleurs, à mon sens, en tout cas ceux qui ont le plus de saveur et de finesse. Ce sont des vins issus d’une séparation du moût d’une vendange de vin rouge, égrappée (ou non) et foulée, après seulement quelques heures de macération. La cuve est alors “saignée”, c’est-à-dire qu’on en écoule une partie, le reste poursuivant sa vinification en rouge. Le jus écoulé poursuivra sa fermentation hors du contact des peaux, pour ne pas prendre de couleur, et fera sa fermentation malolactique.

Voir aussi l'élaboration des autres vins

samedi 13 octobre 2007

L'esprit des liqueurs

Les liqueurs à base d’esprits, c’est-à-dire d’extraits d’essences et d’arômes de fruits, plantes ou autres graines et racines, sont pour les meilleures mélangées à de grands alcools. A leur tête, la liqueur de la famille Cointreau. Elaborée à partir d’une macération d’écorces d’oranges douces et amères dans de l’alcool, d’une chauffe qui permet de catalyser les vapeurs aromatiques, redistillée rigoureusement en séparant la tête et les queues de la coulée, le Cointreau est l’une des liqueurs les plus subtiles qui soient, dont la finesse et la complexité d’arômes séduisent régulièrement les femmes (c’est une référence), comme les hommes. A noter qu’il faut le goûter aussi bien sec que sur des glaçons. Si la silhouette de la bouteille de Cointreau fait saliver les amateurs de nectar de plus de 150 pays, ce qui favorise aisément les rentrées de devises étrangères pour l’Etat comme les autres marques de liqueurs qui bénéficient de cet engouement, une autre petite a réussi son impact visuel.

Vous l’avez deviné, je veux parler du Grand-Marnier. Comme le Cointreau, le Grand-Marnier est issu d’une macération d’écorces d’oranges dans de l’alcool, distillé, et cet alcoolat d’oranges est ensuite mélangé à du Cognac. Le Grand-Marnier reste en tout cas une des grandes liqueurs françaises mondialement connues. A tel point que les trois quarts de la production sont exportés, dont une bonne partie aux USA. Toujours les devises… La notoriété du Grand-Marnier est d’ailleurs telle qu’on a assorti cette adorable liqueur à tout un tas de produits, du meilleur au pire, des esquimaux aux crêpes suzette. Un Grand-Marnier se suffit pourtant à lui-même et se boit très bien sec.

Chaque marque de liqueur possède en effet sa propre forme de bouteille, et voilà une bonne occasion de vous lancer dans une nouvelle collection. Sous mes yeux, défilaient donc les rondelettes (Monin’s, Bénédictine, Grand-Marnier, Freezomint de Cusenier), les carrées (Cointreau, une fraise des bois, Loghan Ora), ou les plus élancées (Chartreuse, Mandarine Impériale, Izarra, Marie Brizard). Sur une trentaine de liqueurs dégustées, je continue par celles qui m’ont le plus séduit. La gamme de la maison Cusenier, par exemple. Du Mandarin (liqueur d’orange) au Freezomint (liqueur de menthe), qui rafraîchit le palais, en passant par l’Ambassadeur ou le Curaçao, issu d’écorces d’oranges, fin et fort à la fois. On raconte que cette dernière liqueur, qui doit son nom à une petite île du Venezuela, doit son origine à la colonisation de cet archipel des Antilles néerlandaises par les Hollandais (XVIe siècle), qui en rapportèrent de petites oranges amères. Le Curaçao est fabriqué de même manière que la plupart des autres liqueurs : séchage des écorces, puis infusion dans l’alcool, de douze à trente-six heures. Le mélange est ensuite distillé pour donner un alcoolat d’orange, qui est édulcoré et quelquefois coloré. Souvent mal connue, imitée dans le monde entier, la liqueur de Curaçao mérite une dégustation qui vous fera découvrir son élégance et la chaleur de ses arômes.

A mieux découvrir aussi, une liqueur basque, l’Izarra, élaborée à base de plantes et de macération de fruits dans de l’Armagnac. Proposée en liqueur verte (48°, quarante-huit plantes), ou jaune (40°, trente-deux plantes), elle vaut aussi une bonne note de dégustation.

jeudi 4 octobre 2007

Le plaisir du Monbazillac

Issue de l’assemblage de trois cépages, Sémillon, Sauvignon, Muscadelle, l’AOC Monbazillac est récoltée par vendanges manuelles et tris successifs, pour ne choisir que les grains de raisin atteints de cette fameuse et miraculeuse “pourriture noble”. Ici, les coteaux s’abaissent en une succession d’ondulations et de croupes de moins en moins accusées. Cette caractéristique topographique explique les possibilités viticoles sur un versant nord largement ensoleillé. Sur les pentes, aux sols argilo-calcaires, se déploie notamment le vignoble de Monbazillac. Une zone de plateaux plus ou moins érodés succède ensuite à cette côte. Ces plateaux, aux sous-sols calcaires (calcaire de Monbazillac, calcaire de Castillon), sont recouverts de sols variant des limons décalcifiés (type boulbène) aux sols argilo-calcaires. La région constitue l’aire géographique de l’appellation Bergerac.

Voir les meilleurs de l'année

Voir leur Classement

samedi 29 septembre 2007

Top Alsace

J’ai toujours un faible pour cette région, origines alsaciennes obligent, et c’est un réel plaisir de suivre cette route des vins qui serpente à travers les collines du vignoble, au pied des pentes boisées des Vosges. Le vignoble s’étend du nord au sud sur plus de 170 km. Son parcours est un pur bonheur : des villages fleuris aux winstubs, des collines ondulées, où se dressent fièrement les vignes prêtes au combat comme des troupes de légionnaires romains à la multitude des crus, les uns plus typés que les autres. L’homme vient s’associer à un terroir hors du commun, où l’on élève des vins sans concurrence, avec cette typicité exceptionnelle. Abrité des influences océaniques par le massif vosgien qui lui procure l’une des pluviosités les plus faibles de France (450 à 500 mm d’eau par an), le vignoble d’Alsace bénéficie d’un climat semi-continental ensoleillé, chaud et sec. Ce climat est propice à une maturation lente et prolongée des raisins, et favorise l’éclosion d’arômes d’une grande finesse. La géologie alsacienne représente une véritable mosaïque, du granite au calcaire en passant par le gneiss, le schiste, le grès… On ne peut pas confondre un vin d’Alsace avec un autre cru, tant les terroirs laissent s’exprimer particulièrement, ici, le Riesling, là, le Gewurztraminer ou le Tokay. Attention à la complexité des crus et lieux-dits et lisez bien les étiquettes, pour ne pas confondre les clos, les Grands Crus ou les ­communes. Attention à la dépersonnalisation de quelques vins, notamment en Riesling, qui commencent à être bien trop ronds et loin d’une typicité réelle, où la nervosité devrait être de mise. Appréciez en tout cas l’extraordinaire convivialité des hommes de la région et les vrais vins typés dont les meilleurs atteignent une typicité rare et procurent la joie du vin, à des prix sages. Le Classement 2008 vous aide à choisir les incontournables.

dimanche 23 septembre 2007

Acheter Millésimes en direct

http://www.guidedesvins.com/acheter.php

http://www.millesimes.fr/images/couv.jpg

On est au top sur Internet

Vous savez que je suis peu soucieux des critiques, mais, à des moments, il faut remettre les choses et certains à leur place. On est donc vraiment désolé pour les "concurrents", qui n'arrêtent pas de gloser et ne se gênent pas -eux- pour nous critiquer, même si, on le sait, on ne peut être jaloux que des réussites ou des "institutions".

Bref, sur le 1er et unique réseau mondial d'informations, Internet, il n'y en a que pour Patrick Dussert-Gerber et nos sites qui ramènent au Guide Dussert-Gerber des Vins de France (Albin Michel).

AUCUN AUTRE GUIDE REEL "PAPIER" est avant nous ! En plus, tous nos sites renvoient à MILLESIMES ou aux CLASSEMENTS, directement consultables sur le Net.

Quand un internaute veut acheter ou consulter un guide sur les vins, il tape instinctivement "guide des vins" ou "guide du vin". Pas de Hachette ni de Parker, ni de Bettane, ni de machin ou de truc. On a fait le test, et cela devrait calmer certains :

1/. Google (le 1er, de très loin, plus de 89% du marché, voir : http://barometre.secrets2moteurs.com) - Quand on tape "guide des vins", sur Google, c'est pire pour nos amis, on est en pole position sur 2,7 millions de liens - Avec "guide du vin", on est en 8e position sur plus de 4,2 millions de résultats

2/. Yahoo - Avec "guide des vins", on est en 2e, 3e et 7e positions, sur plus de 4,3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", nous sommes présents 4 fois sur la 1ère page devant plus de 7,1 millions de sites : 2e, 4e, 8e et 10e

3/. Live Search/msn (Microsoft) - Avec "guide des vins", on est en 1ère position sur près de 388.000 résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 2e, 7e et 8e positions sur plus de 540 000 résultats

4/.Vo ila (Orange) - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 7e positions sur près de 1,3 millions de résultats - Quand on tape "guide du vin", on est en 7e et 8e positions sur plus de 1 million de liens

5/. Altavista - Avec "guide des vins", on est en 1ère, 4e et 6e positions sur plus de 4.3 millions de liens - Quand on tape "guide du vin", on est en 2, 3e, et 3e positions sur plus de 7,3 millions de résultats

Evidemment, je ne me suis contenté que des résultats de la 1ère page des moteurs de recherche, mais qui va consulter la 3e ou la 1500e ?

samedi 22 septembre 2007

Le terroir, toujours

On est contre cet article. Plus on s'alignera sur ce que font les autres pays, plus on "lissera" nos vins. Faire un vin de cépage, c'est avouer que le terroir est quasiment absent, c'est faire une "marque". Pour cela, Mondavi est plus fort que le Languedoc, laissons-lui le marché. Nous, il faut que nous restions des références, des exemples à copier, multiplier les niches. Nier les appellations au profit du cépage, cela profite aux vins de bas de gamme. En Champagne, en Bourgogne ou en Alsace nos terroirs sont réels et le cépage est bien unique et ce sont quelques-unes des appellations les plus fortes au monde...

Voir : http://abonnes.lemonde.fr/cgi-bin/ACHATS/ARCHIVES/archives.cgi?ID=62a76776fe875514400a016d7842c118c4f7bf0258fc6085

Vins du Siècle

Notre site Les vins du Siècle : http://www.vinsdusiecle.com/, qui existe aussi en américain : Top French Wines (http://www.topfrenchwine.com/) va se développer cette année.

Appellation par appellation, une sélection des meilleurs propriétaires de France pour la typicité des vins, leur rapport qualité-prix-plaisir, l'expression de leur terroir et leur passion de vignerons. Une présentation attractive de leur propriété, de la qualité des millésimes, de leurs prix... et surtout la possibilité d'entrer directement en contact avec eux.

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